Peut-on vraiment ressentir qu’un embryon s’implante dans l’utérus ? La question revient souvent, et la réponse est plus nuancée qu’on ne le croit. Certaines femmes perçoivent des signaux discrets — un léger saignement, des crampes inhabituelles, une fatigue soudaine — dans les jours qui suivent l’ovulation. D’autres ne ressentent absolument rien. Comprendre ce qui se passe réellement pendant la nidation aide à interpréter ces sensations sans les surestimer, ni les ignorer. Cet article explique le mécanisme de l’implantation embryonnaire, décrit les symptômes les plus documentés, aide à distinguer la nidation du syndrome prémenstruel, et aborde aussi ce qui se passe quand l’implantation échoue — un sujet rarement traité avec suffisamment de clarté.
Qu’est-ce que la nidation et comment se déroule-t-elle ?
La nidation désigne l’implantation de l’embryon dans la muqueuse de l’utérus, appelée endomètre. Ce processus marque le début biologique d’une grossesse. Sans cette étape, l’embryon, même fécondé et viable, ne peut pas se développer.
Après la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde — qui survient généralement dans la trompe de Fallope —, l’embryon en formation commence un voyage de plusieurs jours vers l’utérus. Durant ce trajet, il se divise et se transforme, passant du stade de morula à celui de blastocyste. C’est sous cette forme qu’il s’implante dans la paroi utérine.
Le calendrier de la nidation : jour après jour
La nidation survient généralement entre le sixième et le dixième jour après la fécondation, ce qui correspond approximativement à six à dix jours après l’ovulation dans un cycle naturel. Selon Doctissimo, citant des données médicales établies, le processus d’implantation lui-même dure entre un et trois jours ([Voir](https://www.doctissimo.fr/grossesse/envie-d-enfant/fertilite/nidation)).
Dans le cadre d’une fécondation in vitro (FIV), le calendrier diffère légèrement : après un transfert d’embryon, l’implantation peut débuter dès le deuxième ou troisième jour suivant le transfert, selon le stade de développement de l’embryon transféré.
Ce qui se passe concrètement dans l’utérus
Lors de l’implantation, le blastocyste s’accroche à l’endomètre, puis s’y enfonce progressivement. Ce processus implique une rupture de petits vaisseaux sanguins de la muqueuse utérine. C’est cette micro-lésion vasculaire qui peut provoquer un léger saignement, souvent appelé saignement d’implantation ou spotting. L’endomètre doit être suffisamment développé et réceptif pour que l’embryon puisse s’y ancrer correctement — un point sur lequel nous reviendrons plus loin.
La fenêtre d’implantation : un moment précis et limité
La réussite de la nidation dépend en grande partie d’une synchronisation très précise entre l’embryon et l’utérus. Cette synchronisation correspond à ce que les spécialistes appellent la fenêtre d’implantation — une période de quelques jours durant laquelle l’endomètre est dans un état de réceptivité maximale.
Dans un cycle naturel de 28 jours, cette fenêtre se situe approximativement entre le vingtième et le vingt-quatrième jour du cycle, soit environ six à dix jours après l’ovulation. En dehors de cet intervalle, l’endomètre n’est plus dans un état favorable à l’accueil de l’embryon, même si celui-ci est biologiquement viable.
Ce timing explique pourquoi certaines tentatives de conception — ou certains transferts d’embryons en PMA — échouent malgré des embryons de bonne qualité : l’embryon et l’endomètre ne sont pas au rendez-vous au même moment. Des recherches sont en cours pour mieux identifier cette fenêtre chez chaque femme, notamment par des tests de réceptivité endométriale, mais les données actuelles ne permettent pas encore de la définir avec précision pour toutes les patientes.
Le rôle de l’hCG : l’hormone clé de la grossesse naissante
Dès que l’embryon s’implante dans l’endomètre, il commence à produire une hormone spécifique : la gonadotrophine chorionique humaine, mieux connue sous le sigle hCG. C’est cette hormone qui est détectée par les tests de grossesse — qu’ils soient urinaires ou sanguins.
La montée progressive de l’hCG après l’implantation
Les taux d’hCG commencent à augmenter dès les premiers jours suivant l’implantation, mais ils restent très bas initialement. Selon des données rapportées par le site MyPregnancyCalc, les nausées liées à la montée de l’hCG n’apparaissent généralement pas avant onze à quatorze jours après l’ovulation, et les envies fréquentes d’uriner s’observent plutôt entre douze et quatorze jours après l’ovulation ([Voir](https://www.mypregnancycalc.com/en/blog/two-week-wait-symptoms-day-by-day-whats-real-whats-in-your-head)).
C’est cette montée progressive qui explique pourquoi les tests de grossesse effectués trop tôt donnent souvent un résultat négatif, même en cas de grossesse réelle. L’hCG doit atteindre un seuil de concentration suffisant dans l’urine pour être détectée par ces tests.
hCG, progestérone et symptômes précoces
La progestérone, produite par le corps jaune après l’ovulation, joue également un rôle central. Elle maintient l’endomètre dans un état propice à l’implantation et, si une grossesse s’installe, elle soutient le développement embryonnaire jusqu’à ce que le placenta prenne le relais. La montée conjointe de la progestérone et de l’hCG est à l’origine de plusieurs symptômes précoces de grossesse : sensibilité des seins, fatigue, changements d’humeur. Le problème, comme le soulignent plusieurs sources médicales, est que la progestérone produit les mêmes effets qu’une grossesse soit en cours ou non — ce qui rend l’interprétation des symptômes particulièrement difficile.
Les principaux symptômes de nidation : ce qui est documenté
Les symptômes associés à la nidation sont réels pour certaines femmes, inexistants pour d’autres. Voici les plus fréquemment rapportés et leur base physiologique.
Le saignement d’implantation
Il s’agit du signe le plus souvent évoqué. Selon le site Doctissimo, ce léger saignement correspond à la rupture des vaisseaux sanguins de l’endomètre lorsque l’embryon s’y implante ([Voir](https://www.doctissimo.fr/grossesse/envie-d-enfant/fertilite/nidation)). Il se distingue des règles par plusieurs caractéristiques : sa couleur est rosée, brune ou rouge pâle — jamais rouge vif —, son abondance est très faible (quelques traces, rarement plus), et sa durée n’excède généralement pas 48 heures ([Voir](https://sova-care.com/blogs/sante-hormonale-feminine/savoir-reperer-les-symptomes-de-nidation)).
Ce saignement survient typiquement entre six et dix jours après l’ovulation. Des données citées par NaturalCycles indiquent qu’il se produit dans environ 25 % des grossesses ([Voir](https://www.naturalcycles.com/cyclematters/two-week-wait)) — ce qui signifie que son absence ne permet pas d’exclure une grossesse.
Crampes pelviennes et tiraillements
Des crampes légères ou des tiraillements dans le bas-ventre peuvent accompagner l’implantation. Ils sont généralement moins intenses et plus diffus que les crampes menstruelles classiques. Selon le site Infos-Grossesse, ces douleurs ressemblent à celles des règles mais restent légères et brèves ([Voir](https://www.infos-grossesse.fr/conception/signes-symptomes-nidation/)). Elles peuvent aussi être localisées dans le dos. Dans le cadre d’un transfert d’embryon en FIV, ces tiraillements pelviens sont fréquents entre le quatrième et le huitième jour après le transfert, mais peuvent aussi résulter de l’effet de la progestérone prescrite en soutien lutéal ([Voir](https://www.woma.health/blog-posts-2nd/nidation-et-symptomes-apres-un-transfert-dembryon-ce-qui-est-normal)).
Fatigue, sensibilité des seins et changements d’humeur
Une fatigue inhabituelle, une sensibilité accrue des seins — qui peuvent sembler plus lourds, plus douloureux au toucher, avec les aréoles plus sombres — et des variations d’humeur font partie des symptômes précoces fréquemment rapportés. Selon Barcelona IVF, les signes les plus courants incluent l’inconfort abdominal, les ballonnements, la sensibilité mammaire et la fatigue ([Voir](https://barcelonaivf.com/en/blog/assisted-reproduction/symptoms-of-embryo-implantation)). Ces symptômes sont également typiques du syndrome prémenstruel, ce qui les rend difficiles à interpréter isolément.
Des pertes vaginales blanches ou légèrement crémeuses peuvent aussi augmenter après l’implantation, sous l’effet de la progestérone. Des nausées légères, des maux de tête, une envie plus fréquente d’uriner et une sensibilité olfactive accrue s’ajoutent parfois au tableau clinique, généralement à partir du dixième ou douzième jour après l’ovulation.
Nidation ou syndrome prémenstruel : comment les distinguer ?
C’est la question qui revient le plus souvent, et honnêtement, la distinction n’est pas toujours possible à ce stade. Les deux situations partagent les mêmes mécanismes hormonaux : la progestérone augmente après l’ovulation que la grossesse soit en cours ou non, ce qui produit des effets quasi identiques.
Quelques indices peuvent orienter, sans jamais certifier :
- Le saignement : un spotting léger, rosé ou brun, qui dure moins de 48 heures et survient plusieurs jours avant la date prévue des règles suggère une implantation plutôt que des règles qui commencent.
- Les crampes : les crampes d’implantation sont généralement plus légères, plus diffuses et plus brèves que les crampes menstruelles.
- La température basale : si la femme suit sa courbe de température, une température qui reste élevée au-delà de 18 jours après l’ovulation peut indiquer une grossesse — c’est le seul signe objectif disponible avant un test.
- L’humeur et la fatigue : ces symptômes ne permettent pas de distinguer les deux situations.
En résumé : sans test de grossesse, aucun symptôme n’est suffisamment spécifique pour confirmer ou exclure une nidation. Comme le rappellent plusieurs sources médicales, la seule façon de le savoir avec certitude est de faire un test au bon moment.
La variabilité des symptômes : pourquoi certaines femmes ne ressentent rien
L’absence de symptômes ne signifie pas l’absence de grossesse. C’est l’un des points les plus importants à comprendre — et l’un des moins bien communiqués.
Les symptômes de nidation varient considérablement d’une femme à l’autre, et même d’une grossesse à l’autre chez la même femme. Plusieurs facteurs expliquent cette variabilité :
- La sensibilité individuelle aux hormones : certaines femmes réagissent fortement à la moindre fluctuation hormonale, d’autres non.
- Le moment de l’implantation : une implantation tardive (vers le dixième jour après l’ovulation) peut produire des symptômes plus tardifs ou moins marqués.
- La perception de la douleur : les tiraillements pelviens liés à l’implantation sont souvent si discrets qu’ils passent inaperçus.
Selon Bloom Health Woman, les symptômes d’implantation sont en général subtils, et leur absence totale est tout aussi normale que leur présence ([Voir](https://bloomhealthwoman.com/pages/blogs/implantation-symptoms-two-week-wait)). Interpréter l’absence de symptômes comme un signe négatif est une source d’inquiétude inutile — et souvent erronée.
Quand la nidation échoue : symptômes et signaux à reconnaître
L’échec de nidation est un sujet rarement abordé avec clarté, alors que de nombreuses femmes — notamment celles qui suivent un parcours de procréation médicalement assistée — se retrouvent à chercher des explications sans vraiment trouver de réponse structurée.
Quels sont les symptômes d’un échec de nidation ?
Selon le site BabyGest, spécialisé en reproduction assistée, l’échec de nidation correspond à la perte d’un embryon viable qui n’a pas réussi à se synchroniser avec l’endomètre ([Voir](https://babygest.com/fr/echec-de-nidation/)). Dans la majorité des cas, cet échec survient sans symptôme particulier : l’embryon n’envoie pas de signal hormonal suffisant pour provoquer des modifications ressenties, et les règles arrivent à la date prévue — ou avec un léger retard — comme si rien ne s’était passé.
Dans certains cas, notamment lors d’une implantation partielle ou d’une grossesse biochimique (grossesse détectée par un test sanguin positif mais qui ne se développe pas), quelques signes peuvent apparaître :
- Des règles légèrement plus abondantes que d’habitude ou légèrement plus douloureuses.
- Un retard de règles suivi d’un saignement, parfois accompagné de crampes plus intenses.
- Un test de grossesse initialement positif qui devient négatif quelques jours plus tard — c’est le signe d’une grossesse biochimique, qui représente une forme très précoce de fausse couche.
Il est important de comprendre que ces signes ne permettent pas de poser un diagnostic par soi-même. Une grossesse biochimique, par exemple, n’est détectable que par un dosage sanguin de l’hCG. Si vous suspectez un échec d’implantation répété, la démarche appropriée est de consulter un professionnel de la santé — médecin de famille, gynécologue ou spécialiste en fertilité.
Comment distinguer un échec de nidation d’un retard de règles ?
La distinction est difficile à établir sans test. Un retard de règles simple — dû au stress, à une variation de cycle, ou à une ovulation tardive — ne s’accompagne généralement d’aucun signe particulier hormis l’absence de saignement. Un échec de nidation suivi de règles peut lui aussi se présenter sans symptôme préalable.
Quelques éléments peuvent orienter :
- Si un test de grossesse réalisé après un retard de règles donne un résultat positif, puis qu’un saignement survient peu après, il peut s’agir d’une grossesse biochimique — ce qui correspond à un échec d’implantation tardif.
- Si les règles arrivent avec un délai inhabituel mais que le test est négatif, il s’agit très probablement d’un simple retard de cycle sans implantation.
- Des cycles irréguliers, des fausses couches à répétition ou des échecs de FIV multiples justifient une consultation médicale pour évaluer la réceptivité de l’endomètre.
En cas de doute, le dosage sanguin de l’hCG — réalisé en laboratoire sur prescription médicale — est le seul examen objectif permettant de distinguer ces situations. Au Québec, votre médecin de famille ou un GMF peut vous orienter vers ce type d’analyse.
Préparer son endomètre pour favoriser la nidation
L’endomètre joue un rôle central dans la réussite de l’implantation. Trop peu traité dans la plupart des guides sur la nidation, le rôle de la qualité et de la préparation de la muqueuse utérine mérite une attention particulière — que ce soit dans un contexte de conception naturelle ou dans le cadre d’une PMA.
Comment préparer son endomètre naturellement ?
Plusieurs habitudes de vie sont associées à une meilleure qualité de l’endomètre, même si les données actuelles ne permettent pas d’affirmer qu’elles améliorent directement les taux d’implantation. Il est raisonnable, sur la base de mécanismes physiologiques connus, de tenir compte des éléments suivants :
- Une alimentation équilibrée, riche en acides gras essentiels : les oméga-3 (présents dans les poissons gras, les graines de lin, les noix) contribuent à réduire l’inflammation et soutiendraient la vascularisation de l’endomètre.
- Un apport suffisant en fer : le fer est nécessaire à la production de l’endomètre et à sa bonne vascularisation. Une carence peut affecter la qualité de la muqueuse.
- L’activité physique modérée : une activité physique régulière favorise la circulation sanguine pelvienne, ce qui soutient l’irrigation de l’utérus. Les activités trop intenses, en revanche, peuvent perturber le cycle hormonal.
- La gestion du stress : le cortisol élevé de manière chronique peut influencer négativement l’axe hormonal et, indirectement, la qualité de l’endomètre.
- Éviter le tabac : le tabagisme est associé à une réduction de la réceptivité endométriale, selon des données disponibles dans la littérature médicale.
Si vous suivez un parcours de PMA, votre équipe médicale peut prescrire un soutien hormonal à base de progestérone ou d’estrogènes pour préparer l’endomètre avant un transfert d’embryon. Cette approche est bien encadrée et documentée.
Épaisseur de l’endomètre : quel rôle dans la réussite de l’implantation ?
L’épaisseur de l’endomètre est mesurée par échographie, généralement en millimètres. Dans le cadre de la PMA, une épaisseur jugée insuffisante peut justifier des traitements hormonaux pour stimuler la croissance de la muqueuse avant un transfert.
Les données actuelles suggèrent qu’un endomètre trop mince peut compromettre l’implantation, mais les seuils exacts restent un sujet de débat dans la littérature médicale. En dehors du contexte de la PMA, l’épaisseur de l’endomètre en conception naturelle n’est généralement pas mesurée en routine. Si vous avez des préoccupations sur ce point, la discussion la plus pertinente reste celle à avoir avec votre médecin ou votre spécialiste en fertilité, qui peut interpréter vos résultats d’échographie dans leur contexte clinique précis.
Le TWW : vivre l’attente entre l’ovulation et le test de grossesse
La période entre l’ovulation et le moment où un test de grossesse peut être fiable porte un nom dans les communautés de fertilité : le two week wait, ou TWW. Ces deux semaines — généralement entre dix et quatorze jours — sont souvent décrites comme l’une des phases les plus éprouvantes du parcours de conception.
Comment gérer l’attente sereinement ?
Le site Reproductive.org, qui accompagne les parcours de fertilité, décrit le TWW comme « la partie la plus stressante » de la conception, et suggère plusieurs stratégies concrètes pour traverser cette période ([Voir](https://www.reproductive.org/blog/what-is-the-two-week-wait-how-to-survive-the-most-stressful-part-of-ttc)) :
- Maintenir des activités quotidiennes normales autant que possible, pour éviter de se concentrer exclusivement sur les sensations corporelles.
- Réduire les recherches compulsives de symptômes en ligne, qui alimentent l’anxiété sans apporter de réponse.
- Fixer une date pour faire le test et s’y tenir — tester trop tôt multiplie les résultats faux négatifs et prolonge l’incertitude.
- S’appuyer sur des personnes de confiance ou des communautés bienveillantes, sans pour autant surinvestir émotionnellement dans chaque cycle.
- Pratiquer des activités de détente — marche, yoga doux, lecture — sans chercher à « optimiser » chaque geste pour la nidation.
Le TWW est aussi une période où l’anxiété peut produire des symptômes physiques réels — tensions musculaires, trouble du sommeil, maux de tête — qui se mélangent aux éventuels signes d’implantation et rendent l’interprétation encore plus difficile.
Symptômes réels ou symptômes imaginaires pendant le TWW ?
La question est légitime et la réponse, honnête : les deux coexistent souvent. Selon le site Vyve Care, les symptômes les plus fréquents pendant le TWW — seins sensibles, fatigue, crampes légères, ballonnements, changements d’humeur — sont tous produits par la progestérone, qui augmente après l’ovulation indépendamment de la présence ou non d’un embryon ([Voir](https://vyvecare.com/blog/two-week-wait-symptoms)).
Cela signifie que ressentir ces symptômes ne confirme pas une grossesse, et ne pas les ressentir ne l’infirme pas non plus. Le site Irena Bergmann, spécialisé en accompagnement de fertilité, rappelle que les crampes légères et la sensibilité des seins pendant le TWW ne sont pas des indicateurs fiables de grossesse, précisément parce qu’ils sont présents dans les deux cas ([Voir](https://www.irenabergmann.com/post/the-two-week-wait-tww-symptoms-what-they-mean-and-what-s-normal)).
Ce que l’on peut qualifier de « symptômes potentiellement associés à l’implantation » — spotting léger rosé ou brun entre six et dix jours après l’ovulation, légères crampes à ce moment précis — restent les seuls signaux qui ont une base physiologique directement liée à la nidation. Tout le reste relève de la progestérone, présente dans tous les cas après l’ovulation.
Quand faire un test de grossesse après une possible nidation ?
C’est la question la plus pratique qui suit l’identification des symptômes. La réponse dépend du type de test utilisé et du moment de l’ovulation.
Un test urinaire standard devient fiable à partir du premier jour de retard des règles, soit environ quatorze jours après l’ovulation. Certains tests dits « précoces » ou « ultra-sensibles » peuvent détecter l’hCG quelques jours avant, mais leur fiabilité est moindre à ce stade : un résultat négatif précoce n’exclut pas une grossesse. Un résultat positif, même léger, mérite confirmation.
Le dosage sanguin de la bêta-hCG, prescrit par un médecin, est plus sensible et peut confirmer une grossesse plus tôt — généralement entre dix et douze jours après l’ovulation. Dans le cadre d’un parcours de PMA, ce dosage sanguin est souvent planifié à une date précise par l’équipe médicale, et il est préférable de s’y tenir plutôt que de multiplier les tests urinaires prématurément.
Au Québec, si vous avez des questions sur le moment opportun pour faire un test ou sur les résultats obtenus, vous pouvez contacter Info-Santé au 811 ou consulter votre médecin de famille ou votre GMF.
Pas de symptômes : cela signifie-t-il l’absence de grossesse ?
Non. L’absence totale de symptômes est parfaitement compatible avec une grossesse en cours. De nombreuses femmes découvrent une grossesse au test sans avoir remarqué le moindre signe préalable. Cette réalité est souvent sous-représentée dans les articles sur la nidation, qui ont tendance à dresser des listes de symptômes donnant l’impression que leur présence est la norme.
La nidation est un processus microscopique. Les perturbations qu’elle provoque au niveau vasculaire et hormonal sont réelles, mais leur traduction en sensations perceptibles est extrêmement variable. Certains corps envoient des signaux, d’autres non — et les deux sont normaux.
Si vous n’avez aucun symptôme mais que vous attendez un résultat de test, la meilleure chose à faire est d’attendre le moment approprié pour tester plutôt que d’interpréter l’absence de signes comme un résultat.
Questions fréquentes sur les symptômes de nidation
Quels sont les symptômes d’un échec de nidation ?
Dans la plupart des cas, un échec de nidation ne produit aucun symptôme particulier : les règles arrivent à leur date habituelle, parfois avec un léger retard. Dans les cas de grossesse biochimique (implantation partielle suivie d’un arrêt), un test initialement positif peut devenir négatif, et les règles peuvent être légèrement plus abondantes. Ces situations nécessitent une confirmation par dosage sanguin de l’hCG.
Comment distinguer un échec de nidation d’un retard de règles ?
Sans test de grossesse, la distinction est impossible. Un retard de règles simple (dû au stress ou à une ovulation tardive) et un échec de nidation se présentent souvent de manière identique. Un dosage sanguin de l’hCG, prescrit par un médecin, est le seul examen permettant de différencier objectivement les deux situations en cas de doute.
Échec de nidation : quand consulter un médecin ?
Une consultation s’impose si vous avez vécu plusieurs fausses couches précoces, plusieurs cycles de FIV sans implantation, ou des cycles très irréguliers accompagnés de saignements anormaux. Votre médecin de famille, un gynécologue ou un spécialiste en fertilité peut évaluer la réceptivité de votre endomètre et explorer les causes possibles d’un échec d’implantation répété.
Comment préparer son endomètre pour favoriser la nidation ?
Une alimentation équilibrée, un apport suffisant en acides gras essentiels et en fer, une activité physique modérée, l’arrêt du tabac et la gestion du stress sont des pistes raisonnables sur la base des mécanismes physiologiques connus. Dans un contexte de PMA, votre équipe médicale peut prescrire un soutien hormonal adapté. Toute supplémentation spécifique devrait être discutée avec un professionnel de santé.
Épaisseur de l’endomètre : quel rôle dans la réussite de l’implantation ?
Un endomètre trop mince peut compromettre l’implantation — c’est un facteur évalué par échographie dans les parcours de PMA. Les seuils précis restent débattus dans la littérature médicale. En conception naturelle, cette mesure n’est pas réalisée en routine. Si vous avez des inquiétudes sur ce point, une discussion avec votre gynécologue ou spécialiste en fertilité est la démarche appropriée.
TWW : comment gérer l’attente entre l’ovulation et le test de grossesse ?
Fixer une date de test et s’y tenir, réduire les recherches compulsives de symptômes, maintenir des activités quotidiennes normales et s’appuyer sur des personnes de confiance sont des stratégies concrètes. Les symptômes ressentis pendant le TWW sont principalement produits par la progestérone — ils ne confirment ni n’infirment une grossesse avant le test.
À partir de quel moment un test de grossesse est-il fiable ?
Un test urinaire standard est fiable à partir du premier jour de retard des règles, soit environ quatorze jours après l’ovulation. Un dosage sanguin de l’hCG, sur prescription médicale, peut confirmer une grossesse quelques jours plus tôt. Tester avant ce délai multiplie les risques de faux négatif, même en cas de grossesse réelle.
Ce qu’il faut retenir sur les symptômes de nidation
La nidation est un processus subtil, dont les symptômes — quand ils existent — sont discrets et difficiles à distinguer des signes prémenstruels. Le saignement d’implantation, les crampes légères, la fatigue et la sensibilité des seins sont les signes les plus documentés, mais leur absence est tout aussi normale que leur présence. L’hormone hCG, produite dès l’implantation, reste le seul marqueur objectif d’une grossesse débutante — et c’est elle que les tests de grossesse détectent.
Si vous traversez une période d’attente après une ovulation ou un transfert d’embryon, savoir que les symptômes sont peu fiables à ce stade peut paradoxalement apporter un peu de sérénité. La prochaine étape concrète : un test au bon moment. En cas de questionnement sur votre situation personnelle, n’hésitez pas à contacter Info-Santé au 811 ou à consulter votre médecin ou votre GMF.
Clause de non-conseil : Cet article est publié à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de la santé. Pour toute question concernant votre situation, consultez votre médecin ou votre pharmacien, ou joignez Info-Santé au 811.